entremêlements

tresses des désirs éphémères

16 mai 2008

extase

par moments des bulles qui vont et qui viennent
par intermittence des lampées de sang qui brûlent au cervelet
des flux de vie flux de plaisir qui traversent mon ventre
je suis en toi, en toi, et te baise, mon aimée

par endroits des couleurs qui pastellisent
du vermillon et du cyan de tes yeux à ton sein
des arc-en-ciel joyeux virevoltant à ton oreille
ton ventre qui éructe en dansant
je te traverse, te cloue et te baise, mon adorée

par bouffées des mains pleines de gerbes
par larges embrassées des langues pleine de verve lente
par douces roucoulades des chansons qui s'envolent
je t'emplis, te comble et te baise, ma chatoyée

par longues coulisseries de piston huilé
par bras de machine par transmission de vapeur
par de brûlants aciers, cardans et particules
je te pilonne, t'arrime et te baise, mon assiégée

je te prends, je te plie,
je te mange et te déglutis
je te bois et je te rafraîchis
belle machinerie qui crisse dans un va et vient pantelant

mon étonnée mon ébaubie ma giroflée
je te baise, je te baise et te baiserai
en poète enamouré de nos deux superbes peaux de bêtes

Posté par joueurdeflute à 02:25 - Commentaires [1] - Permalien [#]

15 mai 2008

love boudoir

un message, important. Merci...

Bonjour!

Je vous remercie pour votre message.

Le blog "Entremêlements" fait maintenant partie de notre liste de liens "à lire absolument"!

Votre blog est de grande qualité. Nous vous encourageons à poursuivre.

Mercie pour votre visite.

Jean
links@loveboudoir.com

Posté par joueurdeflute à 23:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Sieste latine

danse1

Rêve que tu me ramènes

Dans tes contrées madrilènes

Rêve des sons les plus fous

Des accords des corps andalous

Je ferai du mien ton décor

Pour pleurer des encore

Aux iris plombés du lagon de tes yeux

Je raconterai les sourires que je veux

Les caresses lascives d'une main d'amant

Eparpillée, glissée sous mon tissu moulant

Je rentrerai sous ta peau si fort, tu seras si bien

Qu'au coeur du ventre de l'autre, tu ne voudras que le mien

Cara Mia

Posté par Cara Mia à 14:15 - solos - Commentaires [4] - Permalien [#]

11 mai 2008

le goût des filles

juste le temps où tes lèvres me suspendent à l'éblouissement de la teinte rouge à l'odeur de ton amour de pulsions fortissimes à la carnation de nos peaux préparées pour le repas sublimé de nos deux corps cuits aggapes de sexe et de dentelle ton goût est fort comme un extrait de liqueur alcool qui emporte la raison et détruit les réticences et le dégoût du fumet
trous et sexe écartelé queue gonflée à déraison
puissante odeur puissante émulsion des sens
amour

Posté par joueurdeflute à 04:50 - Commentaires [1] - Permalien [#]

08 mai 2008

sous le pont mirabeau

je coule mis en scène
par tes ordres impérieux
tu me veux comme tu le souhaites
a point bien cuit cru comme une carcasse désossée
un cadavre animal à la pointe perdue
abandonnée, dormeur, sans vie
et pourtant faisant semblant à peine
tu le sais je bande
comme un taureau sous ta femelle capeline
je tourne et fume au toril avant tes banderilles qui me trouent
j'écume de rage, dentelle en jupon, funambule érotique qui me plante
dans une danse de rouge et de bruit
les amants applaudisssent
le puissant amant à plat ventre, mis à terre dans sa flaque
des passes de pacotille, verroterie de petite facture, grandioses embrassades de l'air qui gaudriole
autour
dans mes cornes et mes muscles tendus, jarret et large croupe
je te suis maintenant docile, à ta merci et la mise amour doit être nette
précoce et rapide
je jaillis
langue en travers
j'ai perdu en pleine après-midi de lumière
feria de pentecôte
a ta santé sangria et flux de caniveaux
j'ai joui et tu m'as si gentiment baisé
cruelle

sans m'embrasser

Posté par joueurdeflute à 03:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 mai 2008

sans s'embrasser....

quai_SeinePICT3650

..çà compte presque pas, ce qui compte tu sais c’est quand la vie s’envole quant on a le souffle coupé le cœur au galop, c’est ta peau martyrisée, émerveillée, écartelée du désir de jouir, ta peau, là, au moment où mes doigts l’atteignent, bel animal impératif,

regarde, je me fais prêtresse, je te célèbre à genoux tout en te serrant dans mes mains,

regarde toi, offrande à la lune éblouie, palpiter au milieu de mes paumes !!

Sais tu que ce soir j’ai décidé de faire de toi l’homme le plus puissant de la terre ?

Je te caresserai aussi longtemps qu’il le faudra, j’ai la vie entière pour çà, une vie bohème et vagabonde qui danse sur chacun de tes pores, s’ennivre et les survoltent,

viens, viens t’émouvoir de ce qui me charme, de ce qui me hante, regarde mes mains affolées lorsqu’elles courent sur toi, lorsqu’elles se séparent pour se retrouver sous tes fruits délicats, mon Dieu comme c’est dur, comme c’est chaud, comme c’est bon ! Et cette hampe qui mûrit comme un fruit juteux !

Regarde pousser entre tes jambes ton sceptre apoplectique, je le veux plus gros encore, plus impérieux, plus tendu, je le veux démesuré à la mesure de la délivrance qui point, c’est la première fois que je te vois mouiller ! Mon Dieu ce que tu es bandant ! Te voilà devenu un fruit gorgé de jus, énorme, écarlate, délectable, tu me cherches tu n’en peux plus tu veux te fourrer n‘importe où, dans n’importe quel trou.. non.. attends.. aujourd’hui c‘est moi qui te baises ! ne bouges pas ! … est-ce que tu te sens, sucé, aspiré, avalé de nouveau comme par une fleur carnivore, puis lentement recraché, lentement, très très lentement .. ? une heure, une nuit, une vie si tu veux !

Mon Dieu non…..tu n’as pas tenu une seconde ..

Posté par VALLISNERIA à 17:06 - voix liées - Commentaires [1] - Permalien [#]

A la porte cochère de la pleine lune

Sous la pleine lune, une porte cochère

J’irai là jusqu’au bout de toi

Toi la petite princesse sortie du conte

Chevelure noire, boucles de pluie et peau d’ambre

Tes paroles innocentes : « sans s’embrasser, ça ne compte presque pas »

Et ton regard qui dessine de son doigt bleuté un brasier dans mon ventre

Tu inventes le phallus d’une ville animale qui transperce le ciel

Et j’imagine tes lèvres en forme de baiser, à son sommet

Toute une soirée comme des enfants, légère comme la bruine

Nos caprices échangés, nos pulsions accordées

Danser un peu, courir après la nuit, sur les quais

Reprendre notre souffle sous un pont

Nos mots bohèmes, tes caresses vagabondes

La pointe de tes seins à la lumière des réverbères

Les pas des passants qui nous survolent

Et l’envie d’écrire sur le bitume l’exquis à l’excès

Le long du long chemin de l’abandon

S’adonner à la nuit jusque sous ce porche

Une cour intérieure, des ombres insomniaques

Libérés nos parfums interdits

Un courant d’air et s’envole la décence

Tes rollers aux pieds, ton jean à mi-cuisses

Tes secrets qui se cambrent de plaisir

Les murmures évanouis aux fenêtres endormies

Et la candeur ardente de ton sourire

A la porte cochère de la pleine lune

Ile

Posté par Liber tango à 11:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 mai 2008

prison tes doigts

ta main en enveloppe tu imposes gravement une cadence lente un ongle une griffe une menace entretient ma surveillance tu as mon attention tout à toi à ce que tu bâtis autour de mon axe rétractile je bande ma salope tu me tiens prisonnier

que fais tu ? quelle idée trotte dans ton esprit futile ? je m'abandonne et j'ai peur si tout à coup tu enfonces profond un ongle dedans ah morsure sanglante tu me contrôles et me serres fort très fort ma si gentille salope

ta bouche s'approche maintenant de mon sexe éperdu gonflé à craquer le pauvre n'imagine pas ce que tu peux mijoter mon esprit inquiet ne sait plus auquel de tes seins il se voue te laisser t'arrêter tu ne dis rien tu souris un petit air dans ton ris salope

tes lèvres si douces à l'orée de ma jouissance tu poses un baiser au goût rouge sur un gland cramoisi tu l'enserres de tes doigts en crochets comment le pauvre peut-il respirer ? me vient alors l'odeur du sang ton oeil brille dehors je te vois toute innocente et salope

tu m'engouffres en un instant je disparais je ne suis plus disparu mon sexe avalé j'ai perdu ça y est toute virilité que tu gardes longtemps très longtemps dans ta gorge ébouriffée comme pour boucher un trou béant une faim de mère louve

ah, salope ! tu as croqué dans ma chair un éclair de douleur me fait peur qu'as tu fait ? pour se protéger mon arme blanche t'a fourbi sa liquide purée ridicule tentacule de poulpe apeuré blanche douce avec un peu de rouge

je reviens à la vie je suis là près de toi tu me tiens dans tes bras seul un baiser en outrage a laissé sa trace sa peinture de guerre sur mon vit rabaissé

je n'ai pas mal suis entier j'ai cru entendu que tu m'avais mangé digéré remâché je suis bien le même en état initial le bout décalotté juste un peu luisant de tes lubriques pensées

salope ma salope adorée tu ne m'as pas mangé tu peux bien si tu veux tout recommencer.

Posté par joueurdeflute à 00:36 - Commentaires [1] - Permalien [#]

05 mai 2008

drôlesse

déesse qui se baisse
deux fesses jolie drôlesse
fenêtre et promesse

hardiesse qui ne cesse

ostie ou vin de messe
vers toi je m'empresse

l'entrefesse
où politesse
mon oeil se laisse
mener à confesse
tu me blesses
douce méchanteresse

drôlesse qui tresse
de tes cuisses ogresses
des esses et détresse
la ficelle blanche qui sourit, finesse

et si ma main traîtresse courait ?
S'en aller vers l'ivresse
ta vraie gentillesse

lentement assurée,

tout droit vers l'aine, ma drôlesse

Posté par joueurdeflute à 02:53 - solos - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 mai 2008

cet été nous irons

nus comme vers
à l'ombre des feuillages
ton corps contre le tronc
des herbes le long
de tes cuisses enracinées
nous étendrons en croix
nos bras et mains et pieds
tendus vers le ciel, les yeux
regardant le soleil
nus, libres et heureux.


je serai un arbre bâti et tu seras mon fruit


Posté par joueurdeflute à 03:33 - solos - Commentaires [0] - Permalien [#]
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